Le Puy de Dôme comme terrain
d'entraînement
Les conditions météo ont
également eu un rôle dans la gestion de la saison d'Étienne
Diemunsch. Alors qu'habituellement, il remonte sur son vélo dès le
mois de décembre, la neige l'a empêché de rouler pendant tout
l'hiver. Ce n'est que très récemment qu'il est remonté sur son
vélo. « J'ai fait des séances de Home-Trainer pour ne pas trop
perdre, mais ça ne remplace les sorties sur la route et c'est très
monotone. J'ai donc pris mon mal en patience en faisant plus de
séances de course à pied et en maintenant mes 6 séances de
natation. Je laisse passer les championnats de France de cross et
je me mets sérieusement au vélo. En plus ici, avec le Puy de Dôme
pas loin, il y a de quoi faire ».

Pour la quasi-totalité des coureurs, il y a une coupure après les
France de cross. Pas pour lui. « Je dirais même que la saison des
compétitions démarre avec cette course, car je reste avant tout un
duathlète/triathlète. Début mai, il y a les championnats d'Europe
de duathlon à Nancy ou j'espère bien être sélectionné en U23
(l'équivalent de la catégorie espoirs) et dans la foulée, les
premières coupe d'Europe en triathlon. Je n'ai donc vraiment pas de
temps à perdre après les France, surtout en vélo ».
Une sélection pour les Monde Universitaire en
jeu
Mais avant de se relancer pour la saison
de triathlon, Étienne a une autre carte à jouer dimanche à La
Roche-sur-Yon. « Deux autres en fait, en plus de l'objectif du
podium en espoirs. J'aimerai d'une part rentrer dans le top 30 au
scratch même si c'est peut-être un peu présomptueux, et dans le
pire des cas, pas au-delà de la 50e place, et d'autre part, la
course va servir de sélection pour les championnats du Monde
Universitaire de cross qui se dérouleront le 11 avril à Kingston au
Canada. Il y a 6 places au total et j'espère bien en faire partie
même s'il y a de sérieux clients, comme Denis Mayaud. Mais je vais
jouer ma chance à fond, d'autant plus que la France est tenante du
titre par équipe ». En revanche, malgré sa belle victoire à la
première épreuve du Trail Tour National à Serre-Chevalier en
janvier, Étienne a décidé de mettre entre parenthèse cette
discipline pour le moment. « Je ne peux pas être sur tous les
fronts, d'autant que je suis en 3e année de STAPS pour devenir
entraîneur sportif. Le trail, j'adore ça car depuis tout petit que
je cours chez moi en Haute-Loire, je suis habitué à ce genre de
parcours. Mais pour le moment, je le mets entre parenthèse, tout en
étant certain d'y revenir un jour
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